le petit vacancier va camper

Travailleur de ville, toi qui est un puriste, tu n’es peut-être pas encore parti en vacances. Tu redoutes les queues des foules, les bronzages absurdes des touristes, et les achats ridicules dans les marchés exotiques. Tu aimes croire que le monde est encore inexploré et qu’avec ta tente, ton grill et ton amour de la…

le petit vacancier à la mer

Cher travailleur, le moment redouté arrive : c’est août. Les allées du bureau résonnent et il n’y a plus de queue devant la machine à café. Tu rêves peut-être d’être ailleurs. Après tout, les manchettes de journaux ne parlent que de gens en maillot, de sable et de cocktails. Viens alors avec moi, même une seconde,…

Le petit vacancier en montagne

Cher travailleur, alors que l’été bat son plein et que tu es coincé dans ton bureau, j’ai le grand désir de te prendre dans mes valises pour te faire quitter ta chaise ergonomique et ton ordinateur. Tu te glisseras dans mes valises faites en toute hâte, au milieu des tas de maillots de bains, des…

la mémoire de mes goûts

Quand j’essaye de revenir aux goûts de mon enfance, je vois des gens plus que des plats. Je vois ma Nonna (grand-mère) qui frit des courgettes, et Joaquim notre immense cuisinier mozambicain qui prépare la matapa (plat traditionnel à base de noix de cajou, de petites-crevettes et de riz). Il y a enfin ma mère…

Des plantes et des robots

Il existe des codes dans la science-fiction qu’il fait bon de respecter. Le monde du futur sera en effet composé de fils, des processeurs, des robots. Il ne sera pas compatible avec le monde « naturel » des plantes et du cycle éternel des saisons. Tous les classiques du genre en font leur pâture : nature corrompue, hommes…

les fléaux bibliques

A l’aube des vacances j’avais demandé à mon mari, alors que je faisais les valises, de descendre et traiter les buis, qui étaient malades. Chose aisée qu’il exécuta rapidement. A mon retour, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que mes buissons étaient devenus de la paillasse sèche ! Face à mon effondrement, mon mari…

L’odeur fumée des livres

à Papa, qui se reconnaitra   J’ai grandi dans un château de livres. Petit à petit ils recouvraient les murs, les étagères, les dessous des tables. Ma mère les poussait pour que nous puissions prendre le petit déjeuner. Mais c’est mon père, jambes croisées, dans un vieux fauteuil de velours, imperturbable, dont je me souviens…

les petits oignons pleurent

Non, non, non, je n’aimais pas les oignons. Je poussais le risotto, avec dégoût, dès que je voyais les petits rectangles translucides et qui allaient glisser sous ma dent. Du bas de la chaise, chez ma grand-mère, le plat fumait à la hauteur de mes yeux, je les cherchais, rejoignant ainsi le peuple des enfants…

l’émerveillement de l’accueil

A Raymonde et Giovanni qui me font l’honneur d’habiter chez moi le coeur ouvert et donné.  L’expression « laver son linge sale en public » a bien des implications qui se déplient dans ma vie de manière souvent cocasse. Elle implique l’intimité dévoilée et le voile de la pudeur soulevé. Il y a, en effet, un espace…

Quand les moines se font jardiniers

Tout a commencé par un jardin. Il était touffu et dense, fertile et immense. Il contenait tout type de fruits et légumes, dans le désordre foisonnant de vie et d’espèces animales. C’est ainsi que nous imaginons le jardin d’Eden, et c’est ainsi, probablement, que notre Créateur l’a voulu. Mais il y manquait un principe d’ordre…